Interview

Interview - Binch.

Image principale du blog pour l’article publié le 5/26/2020

par Thibaud Coiffard – Co-founder de Binch
#Startup #Entrepreneuriat #Innovation

Parle-nous de ton projet.

Binch, c’est une solution numérique qui permet la prise de commandes et le paiement dans les lieux événementiels aussi bien sportifs que culturels (stades de foot, festivals etc). C’est une solution sous forme d’application qui fonctionne sans réseau et sans infrastructure onéreuse. Pour cela on utilise une techno qui s’appelle le mesh networking (réseau maillé en français), ça fonctionne en connectant les téléphones porteurs de l’application entre eux. 

À quoi sert l’application ?

L’appli pour les clients sert à lui faire gagner du temps et ne pas rater un but pendant un match de foot par exemple. Il  peut passer sa commande de boisson via l’appli et payer en ligne. Soit il se fait livrer sa bière à sa place par un “désoiffeur” soit il va la chercher à la buvette.  

Comment développer son idée et sa start-up ?

L’idée est venue de mon beau-frère Alex, c’est lui qui a imaginé ce concept mais par manque de temps c’est moi qui ai pris le projet en créant une start-up. 

Au départ j’étais à l’IFAG, une école de management qui propose un parcours “entrepreneurial”. Une partie de la semaine j’étais en cours et le reste du temps j’étais dans l’incubateur Ifagtory.  J’étais suivi par Aurélie Beignon qui m’a permis de recentrer le projet en faisant le point chaque mois et en m’accompagnant avec des ateliers organisés selon mes besoins (juridique, comptabilité, design thinking, etc…) Et c’est de là que le projet a démarré.

Quelle est la principale contrainte au début d’un projet numérique ?

Assez vite on s’est retrouvé bloqué par le côté technique du projet. C’est là que l’on a rencontré Robin, un mec génial. Il était seul et avait son propre projet. On a donc décidé de s’aider mutuellement chacun sur son projet et finalement, on s’est rendu compte que Binch allait mieux fonctionner et rapporter plus. C’est comme ça qu’il s’est associé avec nous. 

Avec qui travailler quand on lance sa start-up ?

On a d’abord bossé avec des étudiants de l’ESPI (école informatique) pour développer l’application, ce qui nous a permis de nous projeter et de se rendre compte que c’était pas facile de trouver un développeur quand tu n’as pas d’argent. 

On a aussi rencontré de nombreux acteurs qui gravitent autour du cercle entrepreneurial comme par exemple Marion Lefebvre et Alexandre Chopin, consultant de TGS France. 

Puis de octobre à Février 2020 j’ai intégré Pépite, le programme entrepreneurial de Mathieu Gaillard avec pour mentor Nhan Doan. Cela nous a vraiment permis d’avoir une nouvelle vision des choses. Le fait d’intégrer cette structure pour les étudiants entrepreneurs et de pouvoir assister à des ateliers avec des experts, c’était vraiment très enrichissant.

Comment avez-vous rencontré Matière Noire ?

On les a rencontrés cette année sur le Salon des entrepreneurs. On avait un stand grâce à Pépite et Lise et Benjamin sont arrivés comme par magie. On a discuté, on a présenté notre projet et on a vite accroché. Benjamin a bien fait son job de business developer et grâce à lui, on a pu constituer un dossier pour obtenir une PL2I. 

C’est quoi la PL2I ?

C’est une aide financière de la Région (Pays de la Loire Initiative Innovation) pour les entreprises qui ont un projet innovant en phase de faisabilité. Cette subvention représente 70% du coût HT de la prestation et est plafonnée jusqu’à 7 000 euros TTC. 

Donc on s’est dit que ce serait le moment d’aller chercher des compétences externes et de solliciter Matière Noire. Benjamin nous a accompagné sur toutes les étapes nécessaires pour comprendre et comment constituer le dossier. On l’a présenté à la commission de Solution&Co et il a été accepté. Du coup, on a pu commencer à travailler avec Matière Noire !

Quel est l’intérêt pour vous de travailler
avec une agence web ? 

Sur le court terme, il nous manquait le volet UX de notre solution, toute cette réflexion sur le parcours utilisateur et aussi le cahier des charges technique. C’est quelque chose qu’on ne savait pas vraiment faire et que l’on voulait absolument pour formaliser le projet et savoir combien cela allait nous coûter. Avec Lise et Johann (consultants du bureau d’étude) on a détaillé étape par étape le processus en listant les fonctionnalités. Nous avons ainsi eu une estimation de notre solution et une roadmap de développement sur du court et du moyen terme pour alimenter notre Business model.

Comment se sont passés les ateliers
pour ton projet digital ?

Lors de notre premier atelier hors confinement, on a détaillé l’ensemble de nos 5 applications en décrivant tout le parcours client étape par étape. On a utilisé un système de post-it collaboratif où chacun pouvait interagir, et c’était franchement top. Ca nous a permis d’avoir une vision plus clair de notre produit et on s’est rendu compte qu’il y avait plein de choses que l’on avait oublié ou bien tout simplement pas pensé. 

Et alors ça c’est passé comment pendant
le confinement ?

On a fait le choix de continuer les ateliers pendant cette période. Lise et Johann ont retranscrit l’ensemble du service blue-print sur l’outil collaboratif en ligne Miro et nous l’ont partagé. Ce qu’on a fait c’est que d’un coté sur notre écran on avait l’ensemble de nos post-it et de l’autre on passait sur chaque application pour détailler les actions (fonctionnement, bug,etc.)

C’était quoi les enjeux pour vous ?

Etant donné que l’on travaille dans le secteur de l’événementiel, on était un petit peu à l’arrêt durant cette période et tout ce travail lors des ateliers c’est quelque chose que l’on pouvait effectuer parce que l’on avait beaucoup plus de temps. C’était important selon nous de le faire le plus vite possible. Sachant que le gros du travail c’était le cahier des charges il nous le fallait le plus vite possible pour pouvoir aller chercher du financement en Mai et commencer le développement en Juin. L’objectif est d’avoir un service de qualité pour le début de la saison sportive en Août. 

L’étape finale du développement de votre start-up ?

Pour nous la grosse finalité, ce sont les JO de Paris en 2024. Et sinon avant ça, les festivals comme les Vieilles Charrues et le Hellfest, ça nous ferait vraiment kiffer ! 

Aurais-tu des conseils pour les entreprises qui ont stoppé leurs activités pendant le confinement ? 

Pour moi je pense que c’est le moment parfait pour travailler la partie digitale de son projet !

Souvent c’est des trucs que tu repousses, par exemple, faire le cadrage du projet, les premières maquettes d’appli etc. Toutes les choses que tu ne sais pas faire, c’est le moment idéal pour se former et commencer à se renseigner sur comment les faire et avec qui. C’est aussi le moment de mettre à profit ce temps pour réfléchir à leurs projets, faire toutes les études amont, le cahier des charges, toutes les choses qu’elles peuvent faire à distance.

Auteur de l article Lise Bachelier-Lubin

Par Lise Bachelier-Lubin

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